
Ce texte est en FALC. Il a été validé par la référente de Koena, Nathalie Alves.
(suite…)Arcesi-EA est l’un de nos partenaires, et ça ne date pas d’hier ! Des échanges réguliers depuis plusieurs années, et des collaborations sur différents projets et appels d’offres pour le secteur public et privé, nous ont permis de mieux nous connaître et de faire de ce partenariat, nous l’espérons, un facteur de richesse humaine. Un premier projet a pu voir le jour récemment pour le compte d’un client dans le secteur bancaire. Arcesi s’est joint à Koena pour accompagner le client sur un audit d’accessibilité. Koena a le plaisir de former et faire monter en compétences des personnes de chez Arcesi-EA notamment sur de l’audit RGAA.
Nous sommes principalement en contact avec la directrice régionale Île-de-France d’Arcesi-EA, Mai-Lan Masson. À travers 3 questions, elle définit la relation entre Arcesi-EA et Koena.
Arcesi-EA est un groupement d’Entreprises Adaptées intervenant dans les métiers de l’informatique et du numérique. Depuis sa création en 2013 à Toulouse, l’entreprise s’est fortement développée et couvre un territoire géographique large puisque nous avons des agences à Paris , Lille, Nantes, Bordeaux, Marseille et Lyon.
Notre mission principale : Créer de l’emploi.
Nous recrutons majoritairement des personnes en reconversion professionnelle et en recherche d’emploi, qu’ils soient en situation de handicap ou non. Nous mettons en place un accompagnement personnalisé sur le plan de la Santé et du Handicap mais également sur le plan opérationnel afin de garantir une qualité de service en tenant compte des situations de chacun. Nous avons tous une histoire riche et diversifiée, nous sommes fiers d’être des acteurs permettant le retour à l’emploi
J’ai rencontré Armony en 2018, suite à des questionnements autour de l’accessibilité numérique et autour d’un aménagement de poste à mettre en place pour un apprenant déficient visuel.
Cette première rencontre a été riche en apprentissage, en découverte et en partage autour de nos métiers. Depuis cet échange, j’ai souhaité développé un partenariat avec Koena, sans trop savoir au départ quelle direction donnée. Plusieurs valeurs lient nos sociétés : lutter contre l’exclusion numérique, innover pour créer du lien entre les personnes : mettre l’humain au cœur de nos métiers.
C’est alors qu’en 2021, une opportunité business a été donné à Arcesi autour des sujets de l’accessibilité numérique, c’est dans ce cadre que nos deux sociétés ont pu initier une première étape de partenariat, en formant des ressources et répondant à un marché commun. Arcesi a pu s’appuyer sur l’expertise de l’entreprise Koena et transformer les pistes de partenariat en projet concret.
Nos entreprises se complètent dans le sens où nous avons les mêmes valeurs, nous plaçons l’humain avant toutes choses et travaillons activement à l’inclusion et la diversité dans les métiers du numérique.
Par ailleurs, Arcesi est référencé auprès de grands comptes et nous sommes sollicités pour des projets autour de l’accessibilité numérique, mais à ce jour, nous ne sommes pas expert en la matière. C’est pourquoi, nous travaillons étroitement avec Koena afin de monter en compétences en nous appuyant sur leur expertise dans ce domaine.
Notre partenariat prend tout son sens, car Koena souhaite travailler sur des projets à valeurs ajoutées en nous déléguant les projets « plus simples », dans le but d’accroître les compétences d’Arcesi sur la réalisation des audits par exemple.
Arcesi étant une Entreprise Adaptée et Koena, une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale, notre objectif commun est de mettre en avant les valeurs humaines de nos métiers.
Nous avons chacun notre réseau et nous nous appuyons là-dessus pour créer des synergies et des évènements en commun. Mais avant de mettre en avant nos valeurs communes à travers les réseaux sociaux et autres, nous travaillons déjà régulièrement ensemble sur des appels d’offres et des projets grands groupes du secteur public et privé. »
Et puis les 2 directrices de structure représentent bien la féminisation dans les métiers, et comptons bien continuer à attirer des femmes dans le numérique 😉
Texte : Emma Jalis
Illustration : photo + montage Canva
Date de publication : 22/04/2022
Vous avez sans doute déjà remarqué qu’il y a parfois un décalage entre les sous-titres et l’image sur certaines émissions diffusées à la Télévision. Rémy Dal Molin, responsable développement en accessibilité numérique de chez france.tv access a bien voulu répondre à nos questions.
france.tv access est une filiale du groupe France Télévision. Cette équipe sous-titre l’intégralité des programmes diffusés par France Télévisions à destination des citoyens sourds et malentendants. Du sous-titrage pour les contenus du Web est aussi proposé.
france.tv access est l’un de nos partenaires. Nous sommes régulièrement en contact avec Rémy Dal Molin.
Notre rôle consiste à sous-titrer tous les programmes de France Télévisions. Mais nous ne sommes pas des diffuseurs. Nous ne sommes pas responsables de l’antenne. Nous délivrons une prestation. Pour répondre à votre question sur le rôle que nous jouons dans le décalage de l’affichage des sous-titres pour les émissions diffusées en direct, la réponse est : aucun.
Précisons d’abord que le décalage des sous-titres concerne uniquement les programmes diffusés et sous-titrés en direct. Ce décalage, c’est le temps qu’il faut au sous-titre pour arriver sur vos écrans. Il est inévitable dès lors que l’on sous-titre en direct.
Il y a d’abord le temps de décalage dû à la fabrication du sous-titre : le rédacteur vocal répète ce que la personne dit en direct, cela devient un texte, le correcteur corrige, valide et sa validation transforme le texte en sous-titre pour l’antenne. Tout cela prend entre 3 et 4 secondes. Ce temps-là est incompressible. Pour le temps restant, les 8 secondes supplémentaires de décalage, c’est l’architecture de diffusion qui est ainsi. Ce sont des problématiques d’antenne et d’acheminement du signal.
Techniquement, si, il existe une solution : le time delay, ou le différé si vous préférez. Nous savons par les échanges que nous avons avec les associations et aussi par le service téléspectateurs que le public sourd et malentendant n’est pas satisfait de cette situation. Notamment pour les émissions d’information, les journaux, etc. C’est pour cela que nous sommes d’ardents promoteurs de cette solution depuis de nombreuses années. En quoi cela consisterait-il ?
L’image (et le son) serait retenue une quinzaine de secondes pour qu’image, sons et sous-titres s’affichent ensemble. Dans les faits, avec les différences d’acheminement du signal par les différents fournisseurs d’accès, chacun d’entre nous a déjà pu constater que le direct n’est pas le même pour tous. Vous voyez Griezmann marquer un but quand vos voisins hurlent de joie sur leur balcon depuis déjà 30 secondes. Il est vrai que le différé pose d’autres problèmes. Mais suivre une émission en direct avec un besoin de sous-titrage et un sous-titre qui arrive 12 secondes après l’image, nous savons que c’est très, très difficile. Et cela aussi, ça pose problème.
Texte : Rémy Dal Molin & Emma Jalis
Illustration : Capture d’écran d’un extrait de l’émission « Ces entreprises qui misent sur les autistes » par France 2
(11/02/2020)